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Comment Païco a réussi sa campagne de crowdfunding


Hello !
Après mon expérience, comme prévu, c'est Païco qui vous dévoile la sienne. Nous espèrons de tout coeur que nos dissertations, pavés... (appelez les comme vous le souaitez) vous rendront service. En tous cas, ce fut avec grand plaisir. Bonne lecture !

♥ ♥ ♥


​Bonjour, je suis Païco, j’ai 38 ans, je vis à Lille et je suis la créatrice de SANZA, des créations textiles métissées et colorées.
Vous en apprendrez davantage sur mon projet en visitant le lien de ma campagne de crowdfunding sur Ulule (RV à la fin l’article !).
Je vous raconte ici mon expérience sur ladite campagne, achevée en décembre 2017.

Le contexte


Le contexte de ma campagne est un peu particulier. Je n’avais jamais pensé faire une campagne pour mon projet, j’avançais jusque là timidement dans la création de mon entreprise (une activité complémentaire pour l’instant), je n’avais pas de grands besoins d’investissement (enfin, je le croyais), bref, je pensais que cela ne me concernait pas.
Jusqu’à ce que j’aie la chance qu’une copine, en formation de Community Manager, me propose d’utiliser mon projet comme support.
En effet, dans sa formation, elle apprenait comment réaliser une campagne de financement participatif et cherchait un projet pour mettre en application ce qu’elle allait apprendre.
Elle a rassemblé une équipe de 5 personnes (5 femmes en formation avec elle), hyper motivées, pour travailler sur ma campagne. On avait 5 semaines devant nous : 1 pour préparer les éléments et publier la campagne, 4 pour animer la campagne et atteindre l’objectif de 4500 €.
Ca a été un gros boulot de rédiger les textes, trier mes centaines de photos, et mettre en forme la page de présentation.
Mais j’ai trouvé très intéressant d’écrire sur mon projet pour le présenter aux autres !

Le montant de la campagne


Pour définir le montant, j’ai simplement listé mes besoins à court terme : la réalisation de mon site web (2500 €), les investissements matériels importants (l’achat d’une machine à coudre professionnelle, 1000 €), la communication (640 € pour investir dans de la pub payante sur les réseaux sociaux, mais aussi pour prévoir les frais de production et d’envoi des contre-parties).
Il ne faut pas oublier que la plateforme prend 8% de commission (ici 360 €).
Nous avons décidé que je ne demanderais pas de participation pour l’achat de petit matériel ou de fournitures (tissus, fils, etc.). Cela fait partie de la base de mon travail et je pense que les gens n’ont pas envie de participer à cela. Je voulais montrer que mon projet était déjà viable mais que leur aide me permettrait de passer à un niveau professionnel.
Une dernière chose à savoir : sur Ulule, si vous n’atteignez pas votre objectif, les donateurs sont remboursés et vous ne touchez rien du tout. Assurez-vous donc de pouvoir compléter votre campagne s’il manque quelques dons (via un proche, car vous ne pouvez pas contribuer à votre propre campagne), histoire de ne pas perdre ce qui a été gagné !

La plateforme


Le choix de la plateforme ne m’a pas été donné et j’avoue ne pas m’y être franchement intéressée.
Le formateur en Community Management a dit que, selon mon domaine d’activité, c’était Ulule le mieux placé...
On reçoit par mail pas mal de conseils d'Ulule pour mener à bien la campagne, via 1 conseiller perso.
Notez que la plateforme elle-même a tout intérêt à ce que votre campagne soit un succès, puisque 1/ elle prend une commission sur votre objectif atteint et 2/ elle peut afficher des taux de réussite au top et convaincre d’autres porteurs de projets de réaliser leur campagne chez eux.
Il faut savoir également que du coup, c’est la plateforme qui décide de publier ou pas votre campagne. Si elle trouve que les textes, les photos, les contreparties, etc. ne conviennent pas, elle vous fait corriger tout ça avant de valider et publier votre projet.
Pour ma part, ils ont juste essayé de me faire proposer des contre-parties plus importantes, j’ai plutôt réorganisé les choses autrement et c’est passé.

Les contre-parties


Moi qui travaillais surtout à la commande, je n’avais pas vraiment de stocks de produits à offrir en contre-parties, et pas beaucoup de temps pour les produire.
Ulule vous encourage à envoyer les contre-parties rapidement après la campagne (ce qui est, je trouve, une bonne chose), mais, travaillant à côté, je n’avais pas beaucoup de temps pour coudre des dizaines de cadeaux.
J’ai commencé à transpirer lorsque j’ai visité d’autres campagnes sur Ulule et que j’ai vu les contre-parties que certain(e)s proposaient...
J’étais incapable de proposer la même chose ! Il me fallait donc trouver des objets attractifs, mais peu coûteux en temps. J’ai donc fait personnaliser des jolis cahiers et des tote-bags avec mon logo (sérigraphié en couleur or, j’ai la chance de pouvoir faire cela à mon boulot), j’ai créé pour l’occasion des petits noeuds à mettre dans les cheveux (qui ont eu beaucoup de succès !), et j’ai cousu des trousses et des oiseaux pour les dons plus importants (80 et 100 €).
Mine de rien, j’ai eu plus de 85 lots à préparer et c’était un sacré boulot ! ;-)


​Publication sur la page FB SANZA : les contre-parties prêtes à être envoyées.

 L’animation de la campagne


Il faut savoir que la grande partie des dons se récolte à l’ouverture de la campagne et surtout les derniers jours avant la fermeture.
Au milieu, il se passe moins de choses, et il nous revient d’animer (toujours positivement !) la campagne pour convaincre (sans supplier !) les gens de participer, le tout sans perdre espoir !
En milieu de campagne, mon équipe a réalisé un petit clip vidéo, qui a bien boosté l’engagement (likes, partages sur FB + dons). Le clip a été relayé sur la page FB et sur nos pages FB persos (à mon équipe et à moi) : la vidéo est un support efficace pour créer « le buzz ».
Par manque de temps, je n’ai fait que le minimum en terme de NEWS sur Ulule et je le regrette. J’ai vu que Vanessa avait fait ça bien mieux que moi, en présentant son atelier etc.
Tout au long de la campagne, j’ai communiqué à mes contacts l’avancée de la campagne, avec enthousiasme et reconnaissance.
La dernière semaine de la campagne, j’ai relancé mes contacts mail et j’ai commencé à identifier des personnes sur les publications FB, pour que les gens se sentent plus impliqués. Dans le même but, j’ai aussi envoyé des messages plus persos, genre à mes cousin(e)s, et cela a marché.
Les derniers jours, j’ai aussi fait un décompte des jours et même des heures : les gens qui ont reporté à plus tard leur participation se sont finalement décidés.


​Exemple de publication sur mon compte FB perso.

Les gentils donateurs


Ulule m’a mise en garde lorsque nous avons soumis le projet : pour lancer une campagne, il faut vous assurer que votre cercle proche (famille +amis proches) sera capable de financer au moins 1/3 de l’objectif.
Une fois la campagne en ligne, j’ai envoyé un mail à ma famille, à mes amis proches, puis à mes connaissances, avec un lien temporaire vers ma campagne. Sur Ulule, votre campagne n’est visible par tout le monde que lorsque vous avez obtenu 5 dons (peu importe le montant), il est donc important d’obtenir rapidement ces 5 premiers dons pour sortir de ce qu’ils appellent la « couveuse ».
J’ai ensuite sollicité sur ma page FB l’ensemble de mes « amis » et je leur ai demandé de partager mes publications.
Comme j’ai eu la chance d’être entourée d'une équipe, les filles ont également sollicité leurs propres réseaux.
Ensuite, la SANZA TEAM, comme j’aime l’appeler, m’a inscrite sur différents groupes FB, sur lesquels j’ai présenté mon univers et ma campagne (groupes autour des thèmes de la couture, de la création, mais aussi sur ma ville). J’ai eu la bonne surprise de voir que cela portait ses fruits : de parfait(e)s inconnu(e)s ont contribué !
Si vous avez des contacts dans la presse locale, cela peut aider aussi.


Exemple de news sur ma page Ulule

Les retombées


L’objectif a été atteint et même dépassé, donc forcément c’est génial de pouvoir investir et développer mon projet sans courir les banques !
Ce que je sous-estimais, c’est l’impact en terme de communication.
En effet, avec un oeil plus aiguisé, j’ai remarqué que pas mal de campagnes sont publiées pas tant pour dégager des fonds que pour faire connaître les projets !!
Certaines sont sublimes et les porteurs de projets font même appel à des agences de comm pour les présenter et les animer (et ça c’est pas gratuit !).
Par ailleurs, j’ai reçu de très beaux témoignages en commentaires, et cela m’a touchée et confortée dans mon travail de création !
Enfin, ce que je ne soupçonnais pas : dans mon cas, la campagne a été l’occasion de dire à tout le monde (et d’éclaircir pour moi-même !) ce que je faisais, le sens que j’y mettais et quelles étaient mes ambitions. Et cela me booste fortement !
En effet, j’ai le sentiment qu’il faut que j’honore la confiance et les encouragements que l’on m’a témoignés, et cela me pousse tous les jours à persévérer !!

Mes conseils

  • N’ayez pas peur de solliciter tous vos réseaux. Si vous êtes sincère et passionné(e), vous n’avez rien à perdre !

  • N’hésitez pas à vous entourer de toutes les compétences et aides nécessaires, beaucoup de personnes autour de vous sont sans doute prêtes à vous aider !

  • Ne négligez pas les réseaux locaux : certaines personnes seront touchées de contribuer à un projet (qui leur parle) rien que parce que le porteur de projet est de leur région ou de leur ville.

  • Soignez vos donateurs, faites les choses bien : les gens qui donnent pour votre campagne sont tous des clients potentiels, mais aussi des ambassadeurs de votre projet !

  • Armez-vous de beaucoup de courage et belle campagne à celles et ceux qui se lanceront dans l’aventure ! :-)



Les liens